Le Mythe de Pandore : la curiosité, source de tous les maux ?

Publié le 25 novembre 2025 à 14:03

Personnage du logo, vous l’aurez reconnu, ce choix n’est pas un hasard. Première femme créée par les dieux, de ce qu’en dit Hésiode dans les Travaux et les Jours, Pandore est l’allégorie de la curiosité, parfois malsaine.

Auteur : Alix CARON

L'article qui suit n'implique que la responsabilité de son auteur. 

Le mythe grec 

Après que Prométhée ait volé le feu sacré aux dieux pour le donner aux hommes et fut enchaîné autour du rocher du Caucase où chaque jour un aigle venait dévorer son foie, Zeus entreprit la création de la première femme, pour punir les hommes : Pandore. Chaque dieu contribua alors à la façonner : Héphaïstos la modela dans l'argile, Athéna l'habilla et lui enseigna l'artisanat, Aphrodite lui donna la beauté, Hermès lui insuffla la ruse et le mensonge. Pandore signifie d’ailleurs « celle qui possède tous les dons ».

Puis Zeus offrit Pandore en mariage à Épiméthée, frère de Prométhée, avec une jarre, cette fameuse « boîte de Pandore ». Pandore, interdite d’ouvrir cette jarre mais poussée par la curiosité, finit par l’ouvrir, libérant ainsi tous les maux : maladie, vieillesse, folie, vice, travail pénible… Prise de panique, elle tenta de renfermer la boîte, mais il était trop tard : tout s’était répandu. Tout ? Non. Une seule chose persista au fond de la jarre : l’espérance.

Si Pandore a répandu tous les maux sur terre, pourquoi la choisir pour représenter ce blog ?

Charles Edward Perugini, La Boîte de Pandore, peinture à l'huile, 1893

Le maître mot : la curiosité 

Plutôt que de considérer le mythe comme l’origine de tous les vices sur Terre, voyons plutôt comment la curiosité, bien que libérant les maux, ouvre à une multitude de sujets. Le feu de la connaissance, de la technique, du progrès a été volé par Prométhée et donné aux hommes, qui disposent dès lors des outils pour explorer et comprendre leur environnement et leur monde. La curiosité de Pandore est certes un vice, mais un vice permettant d’explorer une diversité de sujets. Et tout n’est pas maux, s’il reste l’espérance au fond de la boîte.

La curiosité, non excessive, est donc une qualité d’acquisition de richesses, une source de motivation et d’apprentissage. Comment développer son hippocampe cérébral sans un certain degré de curiosité ? C’est cette zone du cerveau que j’entends développer dans mon blog, ainsi que l’espérance de nourrir une certaine curiosité chez mes lecteurs.  

Pandore est cette allégorie de la curiosité, que je n'utilise que pour ses bons côtés.